Histoire du pays
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Histoire de l’Équateur
Introduction
La première étape de l’histoire de l’Équateur remonte du temps des sociétés aborigènes, elle date d’environ 15 000 à 20 000 ans avant notre ère. Ces peuples disposaient d’une organisation sociale particulière, accompagnée de croyances, de rites et de cérémonies qui leur étaient propres. Leur économie se basait principalement sur la cueillette et l’agriculture.
L’Équateur est parsemé de vestiges de leur existence, principalement dans les centres cérémoniels et les espaces archéologiques mis au jour.
Leur existence a persisté jusqu’au XVIe siècle, à l’arrivée des conquistadors espagnols. Les scientifiques et les spécialistes divisent cette étape en quatre périodes : le Paléoindien ou le Précéramique, Formatif, Développement régional, Intégration, et la période incaïque.
Période Précolombienne/ Le Précolombien
Année Événement Détails
10000 - 3600 av. J.-C.
Précéramique
L’homme vivait de chasse, de pêche et de cueillette de fruits.
3600 - 1800 av. J.-C.
Formatif inférieur
L’homme vivait de chasse, de pêche, de cueillette de fruits et d’une agriculture naissante. (Sa subsistance était tributaire de)
1800 - 1500 av. J.-C.
Formatif moyen
L’agriculture prend un tournant majeur.
1500 - 500 av. J.-C.
Formatif inférieur
L’agriculture se consolide. L’économie devient plus agraire.
500 av. J.-C. - 500 ap. J.-C.
Développement régional
L’agriculture se renforce. L’urbanisme se propage.
500 - 1500 ap. J.-C.
Intégration
L’agriculture est en plein essor. La société devient plus complexe.
Période Inca
Année Événement Détails
1450
Organisation et expansion.
Tupac Yupanqui entame la conquête du nord andin.
1485
Mort de Tupac-Yupanqui
Huayna-Cápac est proclamé Inca
1525
Mort de Huayna-Cápac Peu avant de mourir, il divise ses territoires (le Tahuantinsuyo) entre Atahualpa et Huáscar, ses deux fils.
La Conquête
Année Événement Détails
1534
Conquête de Quito Sebastián de Benalcázar entreprend la conquête de Quito.
1563
Audiencia de Quito
Felipe II promulgue un Brevet royal qui fonde l’Audience royale et la Chancellerie de San Francisco de Quito.
L’indépendance
Année Événement Détails
1809 - 1812
Révolution de Quito. On proclame l’Indépendance, sans toutefois l’obtenir.
1820 - 1822
Indépendance : étape finale Les forces patriotiques parviennent enfin à s’imposer.
1822
Grande Colombie : formation
Sous le nom de District du sud, l’Équateur intègre la Grande Colombie.
1830
Grande Colombie : dissolution Formation d’un État indépendant. L’esprit républicain du pays prend vie.
Organisation des Incas (1.000 ap. J.-C.)
La Cordillère centrale andine fut le berceau de l’empire Inca. Sur une superficie de plus de quatre mille kilomètres carré, cet empire s’étendait depuis le sud de la Colombie jusqu’au nord du Chili, le long d’un territoire qui avait pour nom le Tahuantinsuyo. Les Incas constituaient ainsi une vaste population composée de dizaines d’ethnies, avec des langues et mœurs différentes, partageant tous une économie basée sur l’exploitation de la terre. En Équateur, ce peuple s’installa partout dans les Andes, occupa certaines régions côtières et exerça une influence considérable à Quito.
Arrivée des Espagnols et fin du Tahuantinsuyo (1532)
En 1532, le déclin du Tahuantinsuyo a commencé avec l’emprisonnement de l’Inca Atahualpa. Différents conflits sanglants se produisirent entre les Européens et les Incas, qui sont parvenus tant bien que mal à résister à l’envahisseur. Pour les Espagnols, l’Amérique constituait une source intarissable de richesses, exploitées au bon vouloir de la Couronne d’Espagne. Francisco Pizarro et Diego de Almagro furent les principaux acteurs de cette période et assujettirent de façon sanglante les populations natives. Les Européens recoururent à des stratégies variées, entre autres à la catéchisation et à l’utilisation de caciques indigènes rivaux entre eux.
L’Audience de Quito dans l’État colonial
L’Audience royale de Quito (Audiencia Real de Quito) fut créée en 1563, en tant qu’instance administrative dépendante de la Couronne d’Espagne. Elle s’étendait, au nord, jusqu’à Pasto, Popayán, Cali, Buenaventura et Buga, dans le territoire actuel de la Colombie, et au sud jusqu’à Piura, au Pérou. Son premier président fut l’espagnol Hernando de Santillán. Depuis sa création jusqu’au XVIIIe siècle, l’Audience de Quito a fait partie de la vice-royauté du Pérou, ce n’est que plus tard que cette Audience passa sous les ordres de la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade, dont le siège se trouvait à Santa Fe, jusqu’au moment où ce siège fut supprimé, elle retourna alors sous le joug de la vice-royauté du Pérou. Cependant, par la suite, le roi Felipe V décida que l’Audience royale intègrerait à nouveau la Nouvelle-Grenade, après que cette dernière ait été à nouveau rétablie. D’un point de vue judiciaire et social, l’Audience de Quito devait suivre les directives préconisées par la vice-royauté dont elle faisait partie.
Situation politique et administrative de l'Équateur à la fin du XVIII e siècle
L'Audience royale de Quito n’inspirait pas confiance au sein de la société coloniale. Le marquis de Selva Alegre (1753) centralisa l’État et instaura le monopole de l’alcool et du tabac. C’est ainsi qu’éclata la rébellion contre los Estancos . Vinrent ensuite s’ajouter à cette rébellion des soulèvements de la population native. De nouvelles organisations administratives générèrent des rentrées fiscales plus importantes. Vers la fin du XVIII e siècle, Luis Francisco Héctor, Baron de Carondelet, occupait la fonction de président. Grâce à lui, Quito jouit du contrôle de la Surintendance de la Real Hacienda et de la création d’un État-major.
Rupture des relations avec l'État colonial et Indépendance
La décadence sociale s’accentua durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les historiens attribuent la chute du système colonial à divers facteurs, tel qu’à l’arrêt de la production d’argent à Potosí. Par ailleurs, la fabrication de textiles diminua sensiblement et les nouvelles réformes restreignirent le pouvoir de l’élite. L’Indépendance se produisit entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, entraînant des conséquences tant sur le plan interne que sur le plan externe, dont la Révolution française.
La Grande Colombie
Après l’Indépendance, Quito, Guayaquil et Cuenca, les trois villes les plus importantes du pays, se sont intégrées à la Grande Colombie à partir de 1822. Bolívar fut désigné comme président de cette nouvelle nation formée entre autres par le Venezuela et la Nouvelle Grenade. Afin de constituer une organisation administrative, le territoire s’est divisé en plusieurs départements : le département du Venezuela, de Cundinamarca et de Quito. Cependant, leur intégration déboucha sur de sérieux conflits en raison de l’apparition de différents intérêts et ambitions au cours de cette époque. Ces tensions contribuèrent à leur cessation.
Établissement de l'État Républicain
À la suite de l’échec de la Grande Colombie, la République de l’Équateur vit le jour en 1830. Depuis lors, les conflits politiques caractérisèrent la vie républicaine. Le nouvel État ne parvint pas à intégrer ses régions, et partant, la région montagneuse et la région côtière entreprirent des chemins différents. En outre, des pouvoirs autonomes et locaux qui géraient leurs propres ressources s’opposèrent à l’État. Il n’existait pas de monnaie unique, ce qui entrava l’établissement du pouvoir central.
La culture de l’Équateur
L’Équateur est une nation multiethnique et pluriculturelle. Sa population dépasse les 12,6 millions d’habitants, dont plus de cinq millions et demi vivent dans la région de la Sierra et environ six millions et demi sur la Côte du Pacifique. Dans la Côte du Pacifique, les chiffres atteignent environ six millions et demi. En Amazonie et aux Galápagos, on compte respectivement plus de 600 mille et près de 17 mille habitants. Dans ses trois régions continentales, 14 nationalités indigènes vivent ensemble avec chacune une tradition et une vision du monde qui leur est propre. Les peuples Quéchua de l’est, à savoir les Huaoranis, les Achuar, les Shuar, les Cofán, les Siona-Secoya, les Shiwiar et les Záparo, vivent en Amazonie. Les Tagaeri, parents des Huaorani, forment un autre clan de la zone mais sont reconnus « intangible » par l’État, conformément à leur volonté de vivre éloigné de la civilisation. Les Quéchuas de la Sierra, qui forment plusieurs peuples tels que les Cañaris et les Saraguros, habitent dans la région de El Austo, dans les Andes et dans la région de la Sierra. Au nord se trouve la communauté des Awa. Les Chachis, les Cayapas, les Tsáchilas et les Huancavilcas habitent sur la côte du Pacifique.
Les provinces comptant le plus grand nombre d’immigrants sont Pichincha et Guayas. De même, les flux migratoires vers l’étranger se sont accentués ces dernières années en raison de la crise économique. Des pays tels que les États Unis, l’Espagne ou l’Italie hébergent de nos jours des communautés importantes d’équatoriens. La langue officielle du pays est le castillan. Toutefois, il existe également des langues indigènes telles que le quéchua shimi, l’awapit, le cha´palachi, le tsafiqui, le paicoca, l’a´ingae, l’huaotirio, le shuar-chichan et le záparo. La religion prédominante est la religion catholique. Néanmoins, nombre de peuples conservent leurs croyances d’antan, et vouent un culte particulier à la Terre, aux montagnes ou encore au Soleil.
Si vous désirez avoir une vision plus détaillée de la culture d’aujourd’hui et d’hier des différentes régions du pays, veuillez visiter les pages suivantes :
Amazonie
Sierra
Région côtière
Galapagos
Vous trouverez des informations relatives aux différentes cultures de chaque région ainsi que leurs caractéristiques, leurs coutumes, leurs musés, leurs marchés indigènes, etc.
Peuples antiques
À 10 km au nord de Tena, dans la province de Napo, se situe Archidona, la ville la plus ancienne fondée par les Espagnols au XVIe siècle. En plus d’acheter des articles issus de l’artisanat typique de la région, on peut se rendre dans différents domaines naturels comme la cascade de Hollín. À l’époque de la Conquête, d’autres villes ont également été fondées avec l’objectif de trouver l’île Canela tant convoitée (País de la Canela).
Artisanat
Dans le Port Bolívar (Sucumbíos), les indigènes de la communauté Siona confectionnent de façon artisanale des objets tels que des paniers, des couronnes, des shigras (sac à main) ainsi que des hamacs.
Parmi les autres objets artisanaux de la région, il y a également les colliers faits à partir de semences et la très célèbre céramique de terre cuite ornée de peinture végétale. La province de Napo (Tena, Archidona y Misahuallí) regorge de nombreux marchés artisanaux où sont exposés les produits élaborés par différentes communautés. Shigras, hamacs, objets en céramique, arcs, flèches, lances, sarbacanes sont quelques-unes des réalisations offertes aux touristes. Puyo, capitale de la province de Pastaza, possède également des échoppes artisanales. Un de ses monuments les plus importants est le Macahua, symbole de l’artisanat de la région. À Macas (Morona Santiago) on peut aussi trouver des boutiques qui propose un grand choix de produits artisanaux. Les habitants de Zamora Chinchipe, participent à la confection de shigras, de hamacs, de colliers de semences, de décorations en palmier, de lances, etc.
Chamanisme
À Pastaza, à proximité de Puyo, se situe la réserve Hola Vida, à partir de laquelle il est possible d’accéder à la cascade sacrée des quechuas.
Dans la communauté Indichuris, on peut participer à un rituel avec un chaman de la forêt.
À Napo, à quelques minutes seulement de Tena, la communauté des quechuas de l’est (Venecia Derecha), abritent des chamans qui perpétuent leurs traditions ancestrales. Pour arriver jusqu’à eux, il est impératif de visiter les communautés indigènes voisines ou d’entrer en contact avec un guide natif.
Tourisme communautaire
Il existe en Amazonie près de 40 projets communautaires consacré à l’écotourisme. Dans la province de Napo, existe le projet Ricancie, qui regroupe environ dix fermes très pittoresques capables aujourd’hui d’héberger les touristes. Les voyageurs peuvent prendre part avec les guides natifs et les habitants quechuas de la région à différentes activités telles que la préparation d’aliments typiquement équatoriens (comme la chicha de yucca, boisson traditionnelle). Il y a également le site d’Aacllac, qui se trouve à quelques minutes de Tena. Il s’agit d’un complexe de cabanes typiques, tout comme Cotococha, qui offre également des logements qui possèdent toutes les commodités. Les voyages organisés par les tours opérateurs locaux comprennent des promenades en montagne ainsi que la navigation dans les fleuves Napo ou Curaray. En revanche, à Pastaza, le projet Atacapi-Papangu est en vigueur. À Puyo également il existe des sites comme la réserve de Fátima, un zoo qui contient plusieurs espèces animales de la forêt amazonienne. Le parc ethnobotanique Omaere et la réserve Hola vida sont à proximité. Ils offrent également la possibilité d’apprendre à connaître la végétation et la faune du secteur et de s’approcher des cultures des communautés indigènes. La plupart des lieux hébergent les voyageurs dans des cabanes voire dans la maison même des natifs. Le meilleur moyen d’atteindre ces lieux si reculés est de prendre contact avec des agences de voyages spécialisées dans les offres touristiques vers l’Amazonie. Il y en a principalement à Quito et à Tena .
Ethnies
Les nationalités les plus répandues en Amazonie sont les Quechuas de l’est qui se trouvent dans les provinces de Pastaza et de Napo, peuplées d’environ 60 mille habitants. Ils parlent le même langage que les Quechuas de la région de la Sierra, cependant ils ont des habitudes et un mode de vie différents. Il y a aussi les Shuar et les Achuar à Morona Santiago et à Pastaza. Ces groupes englobent près de 40 milles natifs. Les Siona-Secoya se trouvent, pour leur part, à Sucumbíos. Les Huaorani, qui vivent entre Orellana et Pastaza, n’apprécient guère le contact avec les touristes. Pour arriver jusqu’à eux, il convient d’avoir établi un premier contact au préalable par le biais de l’organisation indigène Huaorani Onhae. Il existe d’autres groupes encore, comme les Cofán, en Sucumbíos et les Záparo en Napo.
HISTOIRE CONSTITUTIONNELLE
1830
13 mai – Le Maréchal Sucre quitte Bogotá en direction de Quito. Dans le courant de cette même journée, par le biais d’un Acte signé par l’Assemblée des Notables quiténiens, le Département de l’Équateur fait sécession de la fédération de la Grande-Colombie pour devenir un État indépendant. L’Assemblée adopte le nom de République de l’Équateur et nomme le général vénézuélien Juan José Flores Chef de l’Administration de l’État.
19-20 mai – Les Départements de Guayaquil et de Cuenca se séparent de la Colombie et s’unissent avec Quito.
14 août – Flores convoque une Assemblée constituante à Riobamba, qui nomme Juan José Flores Président provisoire.
22 septembre – Juan José Flores est érigé en premier Président de la République, tandis que José Joaquin de Olmedo occupe le poste de vice-président.
23 septembre – La première Constitution est proclamée à Quito, selon laquelle seul peuvent voter les hommes alphabétisés et mariés, ou les hommes célibataires à condition qu’ils soient âgés de plus de 22 ans, qu’ils possèdent des biens immobiliers d’une valeur d’au moins 300 pesos, ou qu’ils mènent une profession non servile (médecin, avocat, prêtre, …). Les candidats qui postulent pour des charges publiques doivent, quant à eux, posséder des biens immobiliers d’une valeur supérieure à 30.000 pesos. Les Indiens sont placés sous la tutelle des curés de la paroisse.
Les droits de douane de Guayaquil et le tribut des Indiens constituent la principale source de revenus de l’État. Les « blancs » et le clergé sont les principaux propriétaires terriens.
1831
Réunion du premier Congrès Constitutionnel de l’Équateur.
15 septembre – José Modesto Larrea remplace José Joaquin de Olmedo au poste de vice-président.
9 octobre – Promulgation de la première Loi sur la Monnaie de l’Équateur.
1832
12 février – Ignacio Hernández prend possession des îles Galápagos et le général José de Villamil est désigné premier gouverneur de l’archipel.
8 décembre – Selon les termes du Traité conclu à Pasto, le président Flores cède à la Colombie les territoires situés au nord du fleuve Carchi.
1833
12 mai – Première parution du journal « El Quiteño Libre ».
20 octobre – Vicente Rocafuerte est nommé chef suprême de Guayaquil.
1835
18 janvier – Bataille de Miñarica.
31 janvier – Une Assemblée réunie à Quito proclame Rocafuerte chef suprême de la République.
22 juin – Le second Congrès constituant se réunit à Ambato dans le but de réformer la Charte politique et d’empêcher toute formation d’une éventuelle fédération avec la Colombie.
8 août – José Vicente Rocafuerte Rodríguez occupe la fonction de Président de la République et Juan Bernardo León est élu vice-président.
13 août – Mise en place de la IIe Constitution à Ambato.
15 août – La Loi de poursuite civile est édictée.
26 août – Promulgation de la première loi électorale.
17 semptembre – Arrivée aux îles Galápagos du naturaliste anglais Charles Darwin, auteur de la théorie de l’évolution.
9 octobre – Juan Illingworth fonde le Centre de Formation nautique de Guayaquil.
1836
20 février – V. Rocafuerte dicte le Décret organique d’enseignement public. Fondation de l’Académie d’Avocats.
1837
13 avril – Le Congrès approuve le remboursement de la dette de l’indépendance attribuée à la Colombie et au Venezuela. Le Congrès adopte un Code pénal qui prévoit la peine de mort.
1838
8 mars –Parution du décret qui fonde l’École militaire de Quito.
17 mars – Inauguration de l’École San Felipe à Riobamba.
1839
1 février – Juan José Flores est élu par le Congrès et exerce la fonction de Président de la République. Francisco Aguirre est élu vice-président.
La liberté d’imprimer est réinstaurée. La création de la Banque de la République est également autorisée.
1840
16 février – L’Espagne reconnaît officiellement l’État de l’Équateur.
1842
À Guayaquil, une épidémie de fièvre jaune se solde par la mort de plus de 3000 personnes.
1843
1 avril – Une Assemblée constituante se tenant à Quito adopte la IIIe Constitution, selon laquelle la durée du mandat présidentiel est de 8 ans et tous les hommes âgés de 22 à 55 ans sont enjoints à payer un impôt fiscal de 3 pesos et 5 réals. Juan José Flores est désigné Président de la République pour une période de 8 ans par l’Assemblée constituante. Francisco Marcos est vice-président.
1845
17 juin – Le « Traité de La Virginie » est signé entre le Président Flores et le gouvernement « de mars » . Ensuite, J. Flores renonce à la présidence.
3 octobre – L’Assemblée constituante de Cuenca ne reconnaît pas le « Traité de La Virginie » et réforme la Constitution.
29 octobre – L’Assemblée annule le « Traité de La Virginie » car les concessions qu’exigeait le président Flores étaient inadmissibles et contraires à la sécurité de l’État.
Le mouvement nationaliste de mars remplace le pavillon tricolore colombo-vénézuélien par un drapeau composé de trois bandes verticales (blanc, bleu ciel et blanc).
8 décembre – Entrée en vigueur de la IVe Constitution à Cuenca. Vicente Ramon Roca Rodriguez est élu Président de la République (il fut substitué par Manuel de Azcázubi y Matheu en mai 1847).
1846
Sous l’égide des banquiers de la Reine Maria Cristina d’Espagne, Juan José Flores enrôle une escouade et une armée de 3000 mercenaires espagnols, anglais et irlandais en Angleterre afin d’envahir l’Équateur et de venger l’annulation du « Traité de La Virginie » et l’assassinat du général Juan Otamendi.
Rocafuerte, Roca et d’autres personnalités parviennent, par le biais de moyens diplomatiques et éditoriaux dans des journaux étrangers, à ce que les Lords de la Trésorerie britannique confisquent les trois navires de J. Flores qui avaient jeté l’ancre sur les rives de la Tamise. Sans ces vaisseaux, la stratégie de l’invasion tombe à l’eau.
1849
14 septembre- Manuel de Azcásubi y Matheu est nommé au poste de Délégué du pouvoir par le Congrès, après que Noboa et Elizalde ne sont pas parvenus à obtenir le nombre de votes requis.
16 octobre- Manuel de Azcásubi y Matheu assume le Pouvoir Exécutif.
1850
20 février – Des troupes à Guayaquil ne reconnaissent pas le gouvernement d’Ascázubi et proclament le général José María Urbina Chef supérieur de la Province. Le général Urbina prétend que le gouvernement d’Ascázubi est inconstitutionnel, arbitraire dans son fonctionnement et enclin au floréanisme.
2 mars – Une assemblée à Guayaquil nomme Diego de Noboa y Arteta Chef Suprême de la province du Guayas.
6 - 10 juin – Quito, Latacunga et Riobamba ne reconnaissent pas le gouvernement de Noboa.
14-17 juin – Cuenca, Loja et Manabi proclament le général Antonio Elizalde LaMar Chef supérieur.
27 juillet – Noboa et Elizalde signent le traité de « La Floride » afin de s’allier contre Ascázubi.
8 décembre – Conformément au traité de « La Floride », la deuxième Convention a lieu à Quito. Diego de Noboa y Arteta est nommé Président intérimaire. La deuxième Convention stipule que le système législatif redevienne unicaméral.
1851
26 février – Diego de Noboa y Arteta, élu par la Convention nationale, endosse la fonctio de Président de la République. La fonction de vice-président a été abolie par la Constitution de 1851.
27 février – Mise en place de la Ve Constitution à Quito.
25 mars – Noboa accepte le retour des jésuites dans le pays.
17 juillet – Le général José María Urbina y Viteri, nommé chef de la garnison de Guayaquil par Noboa, accuse ce dernier de fomenter une guerre contre la Colombie dans l’intention de nommer Flores et de trahir le « marcisme ». Ainsi, le général Francisco Robles arrête Noboa alors que celui-ci est de retour à Guayaquil et le transborde dans une goélette pour l’exiler au Pérou.
24 juillet – José María Urbina y Viteri est proclamé Chef suprême de la République.
25 juillet – Par décret, Urbina abolit l’esclavage.
1852
7 juillet – L’Assemblée constituante se réunit à Guayaquil.
14 juillet – Juan José Flores ainsi que des mercenaires quittent le port d’El Callao et tentent de prendre la ville de Guayaquil après l’avoir bombardée.
6 septembre – La VIe Constitution est instaurée à Guayaquil. José María Urbina y Viteri remplit les fonctions de Président de la République, accompagné du vice-président Pacífico Chiriboga.
21 novembre – L’Assemblée décrète l’expulsion des jésuites.
Suppression des taxes sur des produits de premières nécessités et sur les produits d’exportation.
1853
Se basant sur le Brevet royal de 1852, le Pérou crée le département de Loreto situé au nord du fleuve Amazone. Le gouvernement d’Urbina s’oppose à celui du Pérou parce que l’Équateur considère que le brevet a été délivré exclusivement dans un but ecclésiastique.
1856
1 septembre – Conformément à la Constitution de 1852, le général Francisco Robles García est élu successeur d’Urbina par les Conseils électoraux.
16 octobre – Francisco Robles García devient Président de la République et déplace le siège du gouvernement à Guayaquil. Jerónimo Carrión est élu vice-président.
23 novembre – Manuela Sáenz ( « La Libératrice du Libérateur »), exilée par Rocafuerte en 1835, décède de diphtérie à Paita, Pérou.
1857
septembre – La Convention Icaza-Prittchet est signée entre le Gouvernement d’Équateur et les créanciers britanniques de la dette d’indépendance. Cette convention, complétant l’accord Espinel-Mocatta ratifié par le Congrès en 1854 sous la Présidence d’Urbina, fit la concession des territoires en friches à Esmeraldas, à Canelos et Zamora comme une partie du remboursement. L’autre partie sera payée en argent par le Pérou en raison de l’aide prestée par l’Équateur lors de l’indépendance péruvienne.
30 octobre – Abolition de la Loi de Contribution personnelle des indigènes.
Ce fut également l’année la plus productive en cacao.
1858
30 juillet – Les relations diplomatiques entre l’Équateur et le Pérou sont rompues à cause du Traité Icaza-Prittchet signé par l’Équateur. Le Pérou réclame que le traité fasse des concessions de territoire péruvien aux créanciers britanniques. Le Congrès confère des pouvoirs extraordinaires au Président Robles.
26 octobre – Ramón Castilla, Président du Pérou, ordonne de bloquer les ports équatoriens.
4 novembre – Face à la menace péruvienne, le Gouvernement est déplacé à Riobamba.
1859
12 janvier – Robles déplace le siège du gouvernement à Guayaquil.
15 mars – Le général Manuel Tomás Maldonado ordonne l’arrestation de Robles à Guayaquil. Le général Guillermo Franco, ami de Robles, fait lui-même échouer l’attentat.
1 mai – Formation d’un gouvernement provisoire à Quito, composé par Gabriel García Moreno, Jerónimo Carrión, Pacífico Chiriboga et Rafael Carvajal.
6 mai - Jerónimo Carrión est reconnu Chef du gouvernement à Cuenca.
3 juin – Le général Urbina quitte la ville de Quito et vainc les troupes de García Moreno à Tumbuco (Guaranda). Dissolution du gouvernement provisoire à Quito.
31 août – Incapable de repousser l’avancée de Rafael Carvajal depuis la ville d’Ibarra, Robles renonce au poste de président à Guaranda.
4 septembre – Le Commandant Daniel Salvador s’empare de Quito et rétablit le gouvernement provisoire.
17 septembre – Le général Guillermo Franco, Commandant général de Guayaquil, s’empare du poste de Chef suprême de Guayaquil et contraint Robles et Urbine à quitter le pays. Des troupes péruviennes débarquent à Guayaquil.
18 septembre – À Loja, Manuel Carrión Pinzano est nommé Chef du District Fédéral de Loja.
21 décembre – García Moreno sollicite en Équateur le Ministre du commerce (extérieur) français, Emile Trinité, afin que la France accepte l’Équateur en tant que protectorat.
1860
Les troupes du général Franco envoyées à Quito ont été mises en déroute lors des affrontements de Yagui et Sabún.
25 janvier – Le général Guillermo Franco et le Président péruvien Ramón Castilla signent le Traité de Mapasingue. Ils annulent également le Traité de Guayaquil de 1829 et reconnaissent le Brevet royal de 1802.
Flores regagne Quito et est nommé Chef de l’Armée par García Moreno.
7 août – Les troupes de Flores l’emportent sur les forces de Guillermo Franco à Bodegas (Babahoyo).
24 septembre – Flores s’empare de la ville de Guayaquil grâce à Salado et Guillermo Franco prend la fuite en bateau vers le Pérou.
26 septembre – García Moreno décrète que l’on remplace le drapeau « marciste » (blanc, bleu ciel, blanc) par le drapeau tricolore (jaune, bleu, rouge) que l’on connaît actuellement.
1861
10 janvier – Réunion d’une Assemblée constituante à Quito.
17 janvier – Gabriel García Moreno devient Président intérimaire.
2 avril – Gabriel García Moreno assume les fonctions de Président Constitutionnel, assisté du vice-président Mariano Cueva.
10 avril – Entrée en vigueur de la VIIe Constitution à Quito, qui établit le scrutin proportionnel et le suffrage universel.
García Moreno renouvelle sa proposition de transformer l’Équateur en protectorat français. Cependant, la France refuse cette proposition. L’Assemblée constituante décrète la construction du chemin de fer du sud (en partance de Quito vers Babahoyo, Cuenca, Sta Rosa et Zaruma). L’Assemblée crée également les écoles publiques Olmedo à Manabí et Bolivar à Ambato.
1862
Agacé par les incidents frontaliers provoqués par des colombiens révoltés, García Moreno déclare la guerre à la Colombie.
26 septembre – À Rome, un Concordat est signé entre l’Équateur et le Vatican, lequel confère aux évêques le droit de censurer les livres et lequel stipule que l’éducation dans l’État soit catholique uniquement et lègue au Pape le droit de nommer les évêques.
Les jésuites chassés de la Colombie par le Président colombien, Général Tomás Cipirano de Mosquera, sont admis en Équateur par García Moreno. La construction d’une autoroute allant de Quito vers le Sud est entreprise.
1863
2 novembre – García Moreno déclare à nouveau la guerre à la Colombie.
6 décembre – Mosquera vainc le général Juan José Flores à Guaspud (Colombie) et occupe Ibarra.
30 décembre – Suite à la mobilisation populaire des deux pays contre la guerre, le gouvernement de l’Équateur ainsi que celui de la Colombie décident conjointement d’adhérer au Traité de paix de Pinsaqui.
1864
Insurrection des libéraux à Manabí.
22 juin – Le général Manuel Tomás Maldonado dirige une insurrection à Guayaquil. Maldonado est capturé.
30 août – Dans une atmosphère de Te Deum qui rappelle l’époque médiévale d’Espagne, García Moreno fait fusiller Maldonado devant les yeux de sa femme sur la Plaza de Sto. Domingo à Quito.
30 septembre – Après la prise de Machala, le libéral José María Urbina est battu à Sta. Rosa par les troupes gouvernistes. Pendant la campagne contre Urbina, le général Juan José Flores meurt de maladie à bord d’un navire à Jambelí.
1865
25 juin – García Moreno repousse la seconde invasion urbiniste (Urbina, Robles et Franco) lors de l’action navale de Jambelí.
7 septembre - Jerónimo Carrión y Palacio est proclamé Président Constitutionnel. Pedro José de Arteta est le vice-président.
Juan León Mera et Antonio Neumane (fondateur du Conservatoire de Guayaquil) écrivent et composent, respectivement, les paroles et la musique de l’hymne national.
1866
février – L’Équateur déclare la guerre à l’Espagne.
20 avril – Le Concordat de 1862 a force de Loi. Conformément à celui-ci, aucun culte dissident, ni aucune société condamnée par l’Église catholique ne seront désormais plus tolérés en Équateur.
1867
Fondation de l’Université de Cuenca.
6 novembre – Après avoir été censuré, Jerónimo Carrión renonce à la présidence devant le Congrès.
7 novembre – Le vice-président Pedro José de Arteta est promu au poste de Président. De nouvelles élections sont convoquées.
1868
20 janvier – José Javier Espinosa devient Président Constitutionnel. Pedro José de Arteta est vice-président.
22 mars – Éruption du volcan Guagua Pichincha.
16 août – Tremblement de terre détruisant Otavalo, Atuntaqui et Ibarra.
1869
16 janvier – Soutenu par les troupes de la caserne d’artillerie de Quito, García Moreno orchestre un coup d’État parvenant ainsi à renverser le Président Espinosa.
17 janvier – García Moreno assume les fonctions de Président intérimaire.
13 février – Par décret exécutif, la loi d’instruction publique de 1863 est abrogée.
19 mars – José de Veintimilla décède à Guayaquil au cours de la révolution menée contre García Moreno qui par ailleurs échoua.
16 mai – Manuel de Ascázubi (beau-frère de García Moreno) est nommé Président intérimaire par une Convention nationale convoquée par le Président intérimaire García Moreno.
10 août – Gabriel García Moreno devient Président constitutionnel. Francisco Javier León est vice-président.
11 août – Mise en place de la VIIIe Constitution (« La Charte noire ») à Quito qui confère des pouvoirs dictatoriaux au président, élu pour une durée de six ans mais pouvant être réélu immédiatement. Celle-ci prévoit la peine capitale pour des délits politiques et défend d’exercer d’autre religion que la religion catholique.
Suspension du remboursement du paiement de la « dette anglaise » au moyen d’un Décret Exécutif. Création de l’École Polytechnique de Quito. On entreprend la construction du Panoptique à Quito.
1870
8 mai – Création du Conservatoire national de musique à Quito.
1 novembre – Début de la construction du chemin d’Ibarra à Esmeraldad. Inauguration du collège (jésuite) « San Gabriel » à Quito.
1871
À Washington, l’Espagne signe l’armistice avec l’Équateur, le Chili, le Pérou et la Bolivie.
Soulèvements indigènes à Azuay et Chimborazo dirigés par Fernando Daquilema. Inauguration de la route pavée de Quito à Ambato.
7 septembre – L’utilisation de télégraphes le long des routes est autorisée.
8 novembre – La nouvelle Loi d’Instruction publique rend l’éducation primaire obligatoire et gratuite.
1872
8 avril – Sur ordre de García Moreno, Fernando Daquilema, le leader de l’insurrection indigène est fusillé à Yaruquies (Chimborazo).
1873
La première ligne télégraphique du chemin de fer est inaugurée
entre les villages de Yaguachi et Milagro. La route du sud arrive jusqu’à Sibambe.
1875
13 mars – García Moreno est réélu Président.
6 août – García Moreno est assassiné à Quito. Parmi ses assassins figurent entre autres Faustino Rayo, Roberto Andrade, Manuel Cornejo Astorga, Abelardo Moncayo. Royal, le cerveau de l’affaire, est achevé par les gardes et Manuel Cornejo est arrêté. Juan Montalvo ajoutera par la suite : « ma plume l’a tué ».
6 août – Francisco Javier León, ministre de l’Intérieur, endosse la fonction de Président intérimaire.
16 septembre – José Javier León, nouveau ministre de l’Intérieur, devient Président intérimaire. Francisco Javier León perd quasiment la raison après avoir ordonné sans preuves définitives l’exécution de Gregorio Campuzano (accusé de conspiration dans l’assassinat de García Moreno).
9 décembre – Antonio Borrero Cortázar exerce la fonction Président de la République. Aucun vice-président n’est nommé.
1876
Borrero nomme le général Ignacio de Veintemilla Chef de l’Armée, qui est destitué de ses fonctions peu après.
8 septembre – Le Conseil municipal de Guayaquil confère le titre de Chef suprême à Ignacio de Veintemilla.
14 décembre – Les troupes « constitutionnelles » de Borrero sont battues par « l’Armée regénératrice » de Veintemilla sous le commandement du général José María Urbina à Galte, où pas moins de mille combattants environ perdent la vie.
1877
30 mars – L’archevêque de Quito José Ignacio Checa y Barba, critique de Veintemilla, meurt empoisonné.
28 juin – Veintemilla abroge le Concordat et annonce l’entrée en vigueur de la Loi du Patronat colombien adoptée en 1821 à Cúcuta, après que le clergé ait fait croire au peuple que l’éruption du volcan Cotopaxi (accompagnée de retombées pliniennes qui plongèrent Quito dans l’obscurité totale) était un acte de Dieu mené à l’encontre du gouvernement. Les évêques de Riobamba et de Loja prennent lâchement la fuite.
1878
31 mars – La seconde Assemblée constituante d’Ambato nomme Veintemilla Président.
6 avril – Mise en place à Ambato de la IXe Constitution, qui abolit la peine de mort pour les délits politiques et communs. L’enseignement est également sécularisé.
21 avril – Ignacio de Veintemilla Villacis est nommé Président de la République. Il n’y a pas eu de vice-président.
1879
Le gouvernement et la Municipalité de Quito confient à Leopoldo Fernández Salvador la construction du « Théâtre national », connu aujourd’hui sous le nom de « Théâtre Sucre ».
1880
Décret législatif ratifiant le nouveau Concordat avec le Vatican.
20 octobre – Eloy Alfaro arrive à Esmeraldas, et avec le soutien du Colonel César Guedes, Chef militaire d’Esmeraldas, il s’autoproclame Chef suprême. L’expédition échoue.
30 octobre – Les révolutionnaires libéraux battent Tucán en brèche et nomment Juan Montalvo Chef suprême. Cet épisode n’a duré qu’une seule journée.
Le gouvernement de l’Équateur signe le Traité de Paix et d’Amitié avec l’Espagne.
1882
14 mars – Une nouvelle version du Concordat est adoptée.
25 mars – Veintemilla s’autoproclame Chef suprême avant les élections. Quito et Guayaquil proclament Ignacio de Veintemilla Chef suprême le 26 mars et le 2 avril, respectivement.
Juin – Début de la lutte armée des libéraux et conservateurs contre la dictature de Veintemilla.
1883
14 janvier – Formation d’un pentavirat (Général Agustín Guerrero, Luis Cordero, Rafael Pérez Pareja, Pablo Herera et Pedro Lizarzaburu) à Quito.
5 juin – Eloy Alfaro est déclaré Chef suprême de Manabí et d’Esmeraldas.
9 juillet – Veintemilla prend la fuite dans un navire à Lima, alors qu’Alfaro et José María Sarasti le traquent à Guayaquil.
10 juillet – Pedro Carbo est déclaré Chef suprême de Guayaquil.
Juillet – Trois gouvernements coexistent dans le pays : Alfaro à Manabí et Esmeraldas, Pedro Carbo à Guayaquil et le Pentavirat à Quito.
15 octobre – José María Plácido Caamaño est nommé par l’Assemblée constituante et entre en charge en tant que président intérimaire. Un décret législatif est signé, lequel permet de négocier avec le Vatican la substitution de la « dîme par un autre impôt. Début de la construction de la route du nord à Quito.
1884
10 février – José María Plácido Caamaño y Gómez Cornejo est nommé Président de la République. Agustín Guerrero Lizarzaburu est vice-président.
13 février – Entrée en vigueur de la Xe Constitution, qui abolit la peine de mort.
9 juillet – Inauguration de la ligne télégraphique entre Guayaquil et Quito.
Novembre – Première Loi sur la Monnaie : le peso de huit réals est remplacé par un sucre divisé en cent centimes. Pour la première fois, le journal « El Telégrafo » est publié à Guayaquil.
1885
1 janvier – Le libéral Nicolás Díaz est fusillé à Palenque. Les groupes armés de Eloy Alfaro (mieux connu sous le nom de « montoneras ») créent une zone d’instabilité dans la région côtière. Les révolutionnaires du sud du pays sont également fusillés. Début des travaux de la route qui connecte Quito à Archidona.
1887
20 mars – Le Colonel Luis Vargas Torres est fusillé à Cuenca.
1 août – La Convention Espinoza-Bonifaz est signée avec le Pérou afin que le roi d’Espagne arbitre la question concernant la délimitation de la frontière.
24 novembre – Le Théâtre national Sucre est inauguré à Quito.
1888
17 août – Antonio Flores Jijón (fils du général Juan José Flores) devient Président de la République. Pedro José Cevallos Salvador est nommé vice-président.
On rétablit le Ministère d’Instruction publique. Fondation du Conseil de Bienfaisance à Guayaquil.
1889
5 juin – Fondation de la Chambre de Commerce à Guayaquil. On remplace « la dîme » de l’église catholique par un impôt sur la propriété et sur l’exportation de cacao.
1890
18 juin – Le Congrès approuve le Traité (limitrophe) Herrera-García avec le Pérou. Conformément à celui-ci, l’Équateur renonce à une partie considérable de territoires et maintient, néanmoins, l’accès direct au fleuve Marañón, entre les fleuves Chinchipe et Pastaza.
La Loi des Timbres pour les documents est promulguée. La Biblithèque municipale de Quito est inaugurée.
1892
1 juillet – Luis Cordero Crespo exerce la fonction de Président de la République. Pablo Herrera est vice-président. Inauguration de l’Institut La Salle à Quito.
1894
Janvier – Vicente Lucio Salazar assume la fonction de vice-président.
Traité tripartite des Limites avec la Colombie et le Pérou.
3 décembre – On hisse le drapeau équatorien ondulant au-dessus du navire de guerre « Esmeralda » que des entrepreneurs équatoriens ont racheté au Chili pour le revendre au Japon. Le déploiement du drapeau, autorisé par le gouverneur de Guayas Plácido Caamaño, déclenche une crise politique appelée la « Vente du drapeau ».
1895
9 avril – Le combat s’engage entre les troupes du gouvernement et les troupes libérales et conservatrices qui s’emparent de Guaranda.
10 avril – Les troupes du gouvernement luttent contre les troupes conservatrices à Quito.
16-17 avril – Cordero démissionne de ses fonctions et Vicente Lucio Salazar exerce le pouvoir exécutif.
Carlos Concha Torres et d’autres libéraux prennent la ville d’Esmeraldas.
9 mai – Les troupes libérales sous le Colonel Manuel Serrano triomphent dans la région de El Oro.
4 juin – Guayaquil nomme Ignacio Robles Chef civil et militaire.
5 juin – Une Assemblée populaire se tient à Guayaquil et proclame José Eloy Alfaro Chef suprême de la République.
19 juin – Eloy Alfaro arrive à Guayaquil, en provenance de Panama, et prend le pouvoir.
22 juillet – Les Forces libérales l’emportent sur les troupes du gouvernement à Guangopud (Chimborazo).
Les troupes du gouvernement triomphent sur les troupes libérales à Loja et San Miguel de Chimbo le 29 juillet et le 6 août, respectivement.
9 août – Les armées libérales savourent leur victoire à Palenque et Quevedo (Los Ríos).
15 août – Les troupes du général José María Sarasti à Gatazo (Chimborazo) essuient un échec cuisant face à l’armée libérale qui l’emporte également dans le canton de Girón (dans la province d’Azuay).
1896
29 mai – Les Conservateurs équatoriens exilés en Colombie et les alliés colombiens s’affrontent aux troupes du gouvernement à Cabras (Carchi).
5 juillet – Les troupes conservatrices sous le colonel Antonio Vega Muñoz prennent Cuenca.
20 août – L’armée libérale sous le général Ulpiano Páez l’emporte sur les troupes de Vega à Lircay, Lenta et Girón.
22 août – À Cuenca, l’armée libérale vient à bout de la résistance tenace en menant plusieurs combats successifs, 1.250 combattants perdent la vie.
5-6 octobre – Environ la moitié de Guayaquil est ravagée par les incendies.
9 octobre - La première Assemblée constituante libérale (la XII assemblée nationale) se réunit à Guayaquil et nomme José Eloy Alfaro Delgado Président intérimaire.
Les missionnaires jésuites sont expulsés au Brésil. Création du Conseil de Bienfaisance à Quito.
1897
14 janvier – Proclamation de la XIe Constitution à Quito (I Constitution alfariste), qui établit la liberté de culte, abolit la peine de mort et affirme l’égalité des citoyens devant la loi.
17 janvier – José Eloy Alfaro Delgado devient Président de la République. Manuel Benigno Cueva est vice-président.
La Loi garantissant la liberté de pensée est promulguée.
29 mai – La Loi d’Instruction publique est édictée, qui place l’enseignement (y compris l’enseignement universitaire) sous le contrôle de l’État. Cette loi stipule en outre que l’enseignement doit être gratuit et laïc.
1 juin – Fondation de l’Institut national Mejía.
17 juin – Le contrat de construction du chemin de fer Guayaquil-Quito est signé.
1898
Les revenus ecclésiastiques sont réduits étant donné la suppression de l’impôt qui substituait la dîme.
1899
27 septembre – Promulgation de la Loi du Patronat.
11 décembre – Création du Collège militaire de Quito.
1900
24 octobre – L’École Navale est rétablie à Guayaquil.
31 octobre – Le Congrès approuve le drapeau et le blason de l’Équateur.
Création du Registre civil, qui, par conséquent, fait perdre à l’Église les moyens d’information et de contrôle sur les citoyens. Le registre de naissances et l’administration des cimetières passe aux mains de l’État.
1901
1er septembre – Leonidas Plaza Gutiérrez endosse la fonction de Président de la République. Alfredo Baquerizo Moreno est le vice-président.
Création de l’École « Vicente Rocafuerte » (à Guayaquil) ainsi que de l’école d’agrégation « Manuela Cañizares » et « Juan Montalvo » (à Quito).
1902
7 juillet – Arrivée de la première locomotive à Alausi.
3 octobre – La Loi sur le Mariage civil ainsi que la Loi qui permet le divorce sont décrétées.
23 novembre – Inauguration du Collège national « Maldonado », à Riobamba.
1903
Arrivée de la première automobile à Quito.
1904
12 octobre – Promulgation de la Loi des Cultes qui régit les relations entre l’Église et l’État.
1905
24 juillet – Le chemin de fer arrive jusqu’à Riobamba.
1er septembre – Lizardo García Sorroza occupe le poste de Président de la République. Alfredo Baquerizo Moreno est le vice-président.
31 décembre - Eloy Alfaro dirige un coup d’État contre le gouvernement de Lizardo García.
1906
1er janvier – Première parution du journal "El Comercio" à Quito.
16 janvier - Eloy Alfaro prend le pouvoir en tant que Chef suprême, après que son armée a évincé les troupes gouvernistes à Chasqui (Cotopaxi).
19 janvier - Guayaquil reconnaît Eloy Alfaro comme Chef suprême.
9 octobre - Eloy Alfaro est élu Président intérimaire par l’Assemblée constituante.
22 décembre – Mise en place à Quito de la XIIe Constitution, que les conservateurs qualifient d’"athée". Celle-ci consacre la séparation de l’Église et de l’État et fortifie la suprématie de l’État. La fonction de vice-président est supprimée.
Arrivée du chemin de fer à Ambato.
1907
1er janvier - Eloy Alfaro est nommé Président de la République par l’Assemblée constituante.
août – Le prix du cacao est en chute libre, ce qui a des retombées sur le pouvoir économique des « grandes cacaos » . La crise atteint son point culminant en 1922. Le cacao représente 67% des exportations.
1908
25 juin - Inauguration du chemin de fer entre Guayaquil et Quito.
6 novembre – On proclame la « Loi sur la main morte », selon laquelle les biens immeubles du clergé sont confisqué au profit de l’assistance publique.
1910
24 avril - Alfaro assume le poste de Chef de l’Armée afin de fortifier le golfe de Guayaquil en cas d’une invasion péruvienne. L’intervention diplomatique des États-Unis, de l’Argentine et du Brésil a permis d’éviter la guerre.
Le Congrès approuve la confiscation et la vente des terres adjacentes aux couvents et aux monastères pour participer au financement de la défense nationale.
1911
30 juillet – L’Assemblée patriotique demande au gouvernement d’Alfaro de reconnaître l’élection d’Emilio Estrada comme Président.
11 août - Alfaro renonce en raison de la révolte populaire. Le Président du Congrès, Carlos Freile Zaldumbide occupe le poste de délégué du pouvoir.
1er septembre - Emilio Estrada Carmona est nommé Président constitutionnel. Il n’y a pas eu de vice-président.
21 décembre - Estrada décède d’une attaque cardiaque.
22 décembre - Carlos Freile Zaldumbide est à nouveau délégué du pouvoir.
1912
12 janvier - Eloy Alfaro débarque à Guayaquil.
28 janvier – Sous l’ordre de Freile, Alfaro, Páez, Serrano et le journaliste Luciano Corral sont incarcérés à Quito à la maison d’arrêt García Moreno. Le gouvernement ne protège pas les prisonniers alfaristes d’une « racaille organisée » qui envahit la maison d’arrêt García Moreno, assassine les détenus, traîne ensuite leur cadavres par terre à travers les rues de Quito et les brûle dans le parc El Ejido.
5 mars - La Garnison militaire de Quito met en déroute Carlos Freile Zaldumbide et investit Francisco Andrade Marín de la fonction de Président de la Chambre des Députés.
6 mars – Le général Julio Andrade, candidat à la présidence opposé à Plaza, est assassiné lors d’une émeute dans la caserne de police de Quito.
1er septembre – Le général Leonidas Plaza Gutiérrez est désigné comme Président de la République.
1914
Février – Le premier puits de pétrole est creusé à Ancón, péninsule de Santa Elena.
1916
15 juillet – Le Traité Muñoz Vernaza-Suárez est signé, en vertu duquel l’Équateur cède à la Colombie les territoires situés entre les fleuves Caquetá et Putumai.
1er septembre - Alfredo Baquerizo Moreno de tendance libérale exerce la fonction de Président de la République. Il n’y a pas eu de poste de vice-président.
Baquerizo Moreno accorde une amnistie aux révolutionnaires partisans du colonel Concha, déroge la loi de prison pour dettes et promulgue une loi qui fixe à huit heures la journée de travail.
1920
1er septembre - José Luis Tamai Terán remplit la fonction de Président de la République. Il n’y a pas eu de vice-président.
4 novembre – L’avion "Telégrafo 1", transporté en Équateur par bateau, effectue un vol de Guayaquil à Quito, piloté par l’italien Elia Liut.
1922
24 mars – La Colombie cède au Pérou les territoires que l’Équateur lui avait cédé en 1916.
15 novembre – La manifestation ouvrière à Guayaquil qui avait débouché sur des actes de pillage fut réprimée par les forces de l’ordre et l’armée, faisant une centaine de morts et de blessés.
3 décembre – Inauguration de la première église évangélique à Quito.
1923
13 septembre – Lors du soulèvement survenu dans l’exploitation agricole « Leito » (Tungurahua), les indigènes exigent une augmentation du salaire journalier et de la durée légale de travail.
La révolte est finalement étouffée par le gouvernement (à la demande du propriétaire), se soldant par le massacre d’une centaine d’indigènes.
1924
1er septembre - Gonzalo S. Córdova y Rivera occupe la fonction de Président de la République.
12 septembre – Les forces du gouvernement matent la rébellion des conservateurs menée par Jacinto Jijón, Caamaño, Manuel Sotomair et Luna à San José de Ambi (Imbabura).
1925
9 juillet - "Révolution de juillet": La garnison militaire de Guayaquil est prise par les officiers sous le commandement du sergent majeur Idelfonso Mendoza Vera. Les autorités du gouvernement, les chefs militaires et les représentants de la banque sont faits captifs. Une junte militaire de gouvernement est par la suite constituée.
Francisco Urbina Jado, président de la Banque commerciale et agricole, est accusé d’être à l’origine de la dépréciation économique. Urbina Jado avait émis en circulation de façon illégale de grandes quantités de billets sans couverture-or et faisait usage du pouvoir économique de la banque pour influencer de très près la politique du pays. Plus tard, la banque fut condamnée à payer une lourde amende et à rembourser la dette.
10 juillet – Le Président Córdova ainsi que huit officiers et 50 soldats du Bataillon "Pichincha" sont arrêtés à Quito par le Major Carlos Guerrero. Une junte suprême militaire (présidée par le lieutenant-colonel Luis Telmo Paz y Miño) est fondée. Celle-ci remet à son tour le pouvoir au Conseil de gouvernement provisoire composé de José Rafael Bustamante, Luis Napoleón Dillon, le général Francisco Gómez de la Torre, et le général Moisés Oliva.
13 juillet – Le Conseil est élargi avec Pedro Pablo Garaicoa et Francisco J. Bolona.
14 juillet - Le général Moisés Oliva est remplacé par Francisco Arízaga Luque.
Août - Désaccord entre la Junte Militaire de Guayaquil et le Conseil de gouvernement.
L’autonomie universitaire est reconnue. On crée la carte d’identité en tant que document unique.
1926
10 janvier – Le premier Conseil de gouvernement provisoire est dissous et, partant, les militaires procèdent à l’élection d’un deuxième conseil composé d’Isidro Ayora, Humberto Albornoz, Julio E. Moreno, Adolfo Hidalgo Nevares, Homero Viteri Lafronte, José Antonio Gómez Gault et Pedro Pablo Egüez Baquerizo.
1er avril – L’armée nomme Isidro Ayora Cueva Président intérimaire. Ce dernier prend ses fonctions le 3 avril.
Juillet - Ayora est nommé Président intérimaire par l’Armée.
1927
9 juillet – Création de la Banque centrale d’Équateur, la Surintendance des Banques, la Banque hypothécaire, l’Inspection générale des Finances, la Caisse des Pensions et d’autres catégories d’administration publique.
Novembre – Création du Département d’Aviation.
1929
26 mars – La XIIIe Constitution est proclamée à Quito, qui confère pour la première fois le droit de suffrage aux femmes.
17 avril - Isidro Ayor Cueva est élu par l’Assemblée constituante et entre en fonction en tant que Président Constitutionnel. Il n’y a pas eu de vice-président.
1931
24 août – Une émeute populaire éclate contre le gouvernement, et un bataillon de l’Armée se révolte à Quito, obligeant le Président Ayora à démissionner de ses fonctions.
24 août – Le Colonel Luis Larrea Alba, ministre du Gouvernement, reste au poste de délégué du pouvoir.
15 octobre - Larrea Alba tente de s’autoproclamer dictateur, cependant, il échoue et renonce donc au pouvoir. Le pouvoir passe entre les mains d’ Alfredo Baquerizo Moreno, président du Sénat.
1932
20 août - Le Président élu, Neptalí Bonifaz Ascázubi, est disqualifié par le Congrès car la nationalité péruvienne lui a été accordée.
27 août - La garnison de Quito se soulève en faveur de Bonifaz.
28 août - Alfredo Baquerizo Moreno nomme Carlos Freile Larrea ministre du Gouvernement afin de devenir, par devant la loi, le nouveau délégué du pouvoir.
28 août – Les troupes libérales opposées à Bonifaz en provenance du nord et du sud assiègent Quito.
29 août -1er septembre - Guerre civile des "quatre jours ": Les bonifacistes sont vaincus, après avoir fait 1000 morts "compactados", partisans de Bonifaz.
31 août - Freile Larrea démissionne sans laisser de successeur.
2 septembre – Le dernier Président du Sénat, Alberto Guerrero Martínez, est élu Délégué du pouvoir et dirige les nouvelles élections.
5 décembre - Juan de Dios Martínez Mera exerce la fonction de Président Constitutionnel.
1933
17 octobre - La Chambre du Sénat destitue Juan de Dios Martínez Mera de ses fonctions, déclare le poste de présidence "vacant" et dénonce la fraude électorale.
20 octobre - Abelardo Montalvo, ministre de Gouvernement, occupe le poste de Délégué du pouvoir. On convoque des élections présidentielles.
1934
1er septembre - José María Velasco Ibarra occupe le poste de Président Constitutionnel. La fonction de vice-président n’existe pas.
À la suite de la publication de la Loi, les Galápagos sont décrétés réserve naturelle nationale.
La Sécurité sociale équatorienne est organisée.
1935
20 août - Velasco tente de dissoudre le Congrès sans avoir obtenu au préalable l’appui de l’Armée.
21 août - Velasco est fait prisonnier par les officiers de l’Armée et quitte ses fonctions.
21 août - Antonio Pons, ministre de Gouvernement, reste au poste de Délégué du pouvoir.
26 septembre - Pons remet le Gouvernement à une junte d’officiers, qui ignorent le Congrès et désignent Federico Páez "Délégué du commandement suprême."
1936
28 novembre - "Les quatre heures ": Le régiment "Calderón", par crainte d’être licencié, se révolte à Quito et assassine son chef ainsi que d’autres officiers. Après quatre heures de combat acharné dans les rues, le soulèvement est durement écrasé.
1937
10 août - Páez réunit une Assemblée constituante afin qu’elle le déclare Président titulaire.
23 octobre - Le Général Alberto Enríquez Gallo, ministre de la Défense, dissout l’Assemblée constituante et se déclare Chef souverain. Páez quitte le pays. Enríquez Gallo déclare l’entrée en vigueur de la Constitution de 1906 et révoque la Loi de Sécurité sociale imposée par Páez.
1938
5 août – Promulgation du Code du Travail.
10 août – Le général Alberto Enríquez convoque une nouvelle Assemblée constituante qui élit Manuel María Borrero González Président Constitutionnel intérimaire.
2 décembre - Borrero fait part de son abandon à l’Assemblée constituante qui nomme Aurelio Mosquera Narváez Président de la République.
2 décembre – Mise sur pied à Quito de la XIV Constitution.
14 décembre – Avec le soutien de la police et de l’armée, le Président Mosquera dissout l’Assemblée Constitutionnelle et convoque un Congrès extraordinaire.
1939
Février - Le Congrès déclare l’entrée en vigueur de la Constitution de 1906.
17 novembre - Mosquera décède d’une crise d’urémie.
18 novembre - Carlos Alberto Arroyo Del Río, Président du Sénat, continue d’occuper la fonction de Délégué du pouvoir.
11 décembre - Arroyo renonce à ses fonctions et remet le pouvoir à Fernández de Córdova Nieto, Président de la Chambre des Députés.
1940
10 août - Córdova renonce au pouvoir et Julio Enrique Moreno Peñaherrera, Président du Sénat, est nommé nouveau Délégué du pouvoir.
1er septembre - Carlos Alberto Arroyo Del Río est érigé en Président de la République. Le poste de vice-président n’existe pas.
1941
Le Gouvernement brésilien invite le Gouvernement de l’Équateur à une conférence amazonienne. Le Pérou proteste car il ne reconnaît pas les droits équatoriens en Amazonie.
5-23 juillet – Les péruviens se mettent à envahir l’Équateur et attaquent El Oro.
23 juillet – Bataille de Zarumilla.
24 juillet – L’Argentine, le Brésil et les Etats-Unis demandent de faire cesser la guerre.
25 juillet - Combat naval au Canal de Jambelí.
29 juillet - El Oro est occupé.
11 août - Zapotillo y Rocafuerte sont occupés.
14 août – Les alliés militaires du Brésil, de l’Argentine et des Etats-Unis se joignent au front de bataille.
6-7 septembre – Dernières attaques péruviennes.
2 octobre – La Convention de Talara crée une zone démilitarisée dans le territoire envahi.
1942
29 janvier – Le « Protocole de Rio de Janeiro» est signé avec le Pérou.
26 février - Le Congrès approuve le Protocole de Rio de Janeiro.
28 février - Le Président Arroyo ratifie le Protocole de Rio de Janeiro.
Le Gouvernement gèle les relations diplomatiques avec le Japon, Allemagne et l’Italie, et accepte que les États-Unis installent des bases navales et militaires aux Galápagos et dans la Péninsule de Santa Elena pour la protection du Canal de Panama.
L’école allemande de Quito est clôturée et les citoyens allemands sont arrêtés et les mettent entre les mains des agents des services secrets des Etats-Unis pour y être expatriés.
1943
28 mai – Des groupes de civils armés attaquent le Palais du Gouvernement et exigent la démission du Président Arroyo. Certains carabiniers de la garde y perdent la vie.
5 juillet – Création de l’École de Police.
1944
28 mai - "La Gloriosa": La garnison de Guayaquil arrête les officiers supérieurs et en s’unissant avec des civils, assiège le quartier général de la police, causant la mort d’une centaine de carabiniers environ. Plusieurs carabiniers sont aussi massacrés et démembrés à Riobamba.
31 mai -Le Président Arroyo démission "afin d’éviter les horreurs d’une guerre civile".
1 juin – Les révolutionnaires et les foules acclament José María Velasco Ibarra en tant que Chef suprême.
10 août - Velasco convoque une Assemblée constituante.
José María Velasco Ibarra est élu Président Constitutionnel. Il n’y a pas de vice-président.
Velasco accuse de trahison des membres du gouvernement d’Arroyo Del Río. L’Équateur établit des relations diplomatiques avec les pays socialistes.
1945
6 mars – Mise en œuvre à Quito de la XVe Constitution.
Le Gouvernement déclare la guerre à l’Allemagne, au Japon et à l’Italie. En Équateur, les biens appartenant aux citoyens de ces pays sont expropriés sans compensations versées par l’État et sont vendus par la suite aux Équatoriens. L’Équateur entre dans l’Organisation des Nations Unies et noue des relations diplomatiques avec l’Union soviétique.
14 juillet – Arbitrage judiciaire Braz Dias de Aguiar: Le capitaine brésilien Braz Dias de Aguiar présente aux pays garants du Protocole de Rio de Janeiro son étude de la zone disputée par l’Équateur et le Pérou dans la Cordillère du Condor. Il est recommandé que la frontière passe sur les cimes de la cordillère.
1946
30 mars – Autocoup d’État de Velasco avec l’appui de Carlos Guevara Moreno, ministre de Gouvernement. José María Velasco Ibarra est Président de la République.
Août - Une Assemblée constituante composée d’une majorité socialiste et communiste élit Velasco Ibarra Président.
Velasco convoque une deuxième Assemblée constituante avec une prédominance totale du conservatisme clérical.
10 août - José María Velasco Ibarra est toujours au pouvoir en tant que Président Constitutionnel, assisté du vice-président Mariano Suárez Veintimilla.
31 décembre – Mise sur pied à Quito de la XVIe Constitution, en vertu de laquelle le poste de vice-président de la République est rétabli et le Tribunal Suprême Electoral est créé. La XVIe Constitution stipule que la citoyenneté est réservée aux plus de 18 ans et aux personnes sachant écrire.
1947
23 août – Sous l’ordre du Colonel Carlos Mancheno Cajas, ministre de la Défense, un groupe d’officiers de l’Armée capture Velasco, qui se voit contraint de nommer Carlos Mancheno Cajas Président de la République. Velasco renonce à ses fonctions et quitte le pays.
2 septembre - Mancheno est destitué et Mariano Suárez Veintimilla, vice-président de Velasco, est promu au poste de Président Constitutionnel.
15 septembre - Suárez renonce devant un Congrès extraordinaire convoqué pour élire le Président.
16 septembre - Carlos Julio Arosemena Tola occupe le poste de Président Constitutionnel. José Rafael Bustamante est le vice-président. Les relations avec l’Union soviétique sont rompues.
1948
1er septembre - Galo Plaza Lasso, fils du Général Leonidas Plaza Guitiérrez, né aux États-Unis, devient le Président Constitutionnel. Manuel Sotomair y Luna est le vice-président.
La Loi sur l’unité monétaire est édictée, selon laquelle une Assemblée monétaire est créée à la charge de la direction de la Banque centrale.
1949
5 août – Tremblements de terre dans les provinces de Tungurahua, Chimborazo et Cotopaxi. Le village de Pelileo est complètement ravagé. Deux tiers des édifices s’effondrent à Ambato. On estime que cette catastrophe a fait environ 6000 morts parmi les habitants.
1950
29 novembre – Pour la première fois dans son histoire, l’Équateur procède au Recensement de sa population. À l’issue de celui-ci, la population est de 3 211 916 habitants. Quito et Guayaquil comptent, 209 932 et 256 966 habitants, respectivement.
1952
1er septembre - José María Velasco Ibarra assume la fonction de Président Constitutionnel. Alfredo Chiriboga est le vice-président.
1955
La Commission nationale du marché des Valeurs est créée, qui deviendra par la suite la Corporation financière nationale.
Velasco suspend le Syndicat des cheminots.
1956
1er septembre - Camilo Ponce Enríquez exerce la fonction de Président Constitutionnel. Francisco Illingworth Icaza est le vice-président.
1957
17 décembre – La Province des îles Galápagos est créée pour la seconde fois. Inauguration du chemin de fer de Ibarra à San Lorenzo.
1959
1er janvier – L’assurance pension est entrée en vigueur pour les employés privés et les ouvriers.
20 juillet – Les îles Galápagos sont classées Parc national.
1960
11 mars – Promulgation de la Loi de Propriété horizontale.
1 septembre - José María Velasco Ibarra accède à la fonction de Président Constitutionnel. Carlos Julio Arosemena Monroy est le vice-président.
29 septembre - Le Président Velasco Ibarra proclame comme nul et non avenant le Protocole de Río de Janeiro de 1942.
1961
6 novembre – Le vice-président Carlos Julio Arosemena est capturé sous l’ordre du Président Velasco. Les Ministres du Cabinet renoncent.
7 novembre – Des Unités de l’Armée renversent Velasco et remettent le pouvoir au Président de la Cour de justice, Camilo Gallegos Toledo. Conformément à la Constitution, Carlos Julio Arosemena Monroy, fils de Carlos Julio Arosemena Tola, est le Président Constitutionnel à compter du 7 novembre, cependant, il n’entra en charge qu’à partir du 9 novembre. Reinaldo Varea Donoso est le vice-président.
La Commision de Réforme agraire est formée conformément aux dispositions du décret exécutif.
1962
3 avril – L’Équateur rompt ses relations diplomatiques avec Cuba, la Pologne et la Tchécoslovaquie.
L’Équateur devient membre de l’Association latino-américaine de libre-échange. La Loi d’impôt sur les loyers est promulguée. Au recensement de 1962, la population s’élève à 4 581 476 habitants.
1963
11 juillet - Une Junte militaire de Gouvernement (Cap. Ramón Castro Jijón, lieutenant-colonel Guillermo Freire Posso, et les colonels Luis Cabrera Sevilla et Marco Gándara Enríquez) destituent le Président Arosemena et le font exiler.
Le Parti communiste est officiellement interdit par décret.
1964
Janvier – Toute colonisation sur le territoire des îles Galápagos est interdite.
11 juillet – La Loi de Réforme agraire et de Colonisation est édictée, qui abolit le huasipungo et rend possible la réversion des terrains aux communautés indigènes.
Un contrat d’exploitation de pétrole est signé en accord avec le consortium nord-américain Texaco-Gulf.
1965
3 mars – Promulgation de la Loi du Registre civil, de l’identification et des cartes d’identités.
12 mai – Début de la reconstruction de la route Panaméricaine nord. Création de la Surintendance de Sociétés.
1966
29 mars - La Junte militaire de Gouvernement est déposée par un refus général : une Assemblée de Notables à Quito désigne Clemente Yerovi Indaburú comme Président intérimaire.
16 novembre – L’Assemblée constituante nomme Otto Arosemena Gómez Président intérimaire.
1967
Mars – Le Consortium Texaco-Gulf confirme la découverte du premier puit de pétrole à l’Est.
14 avril – Lors de la Réunion des Présidents des Républiques américaines à Punta del Este, Uruguay, le Président Arosemena accuse les États-Unis d’impérialisme commercial.
25 mai – L’Assemblée constituante dresse à Quito la XVII Constitution et choisit Otto Arosemena Gómez comme Président Constitutionnel. Il n’y a pas eu de vice-président.
1968
1er septembre - José María Velasco Ibarra exerce la fonction de Président Constitutionnel. Jorge Zavala Baquerizo est le vice-président.
1970
22 juin - José María Velasco Ibarra se proclame Dictateur. Velasco s’approprie des devises étrangères du marché libre et dévalue le Sucre. Expropriation des propriétés dans la région côtière qui sont exploitées dans des conditions précaires.
1971
Fidel Castro visite Guayaquil. Au sein des Nations Unies, l’Équateur vote en faveur de l’admission de la Chine communiste. Les États-Unis suspendent la vente d’armements à l’Équateur. La construction du pipeline Balao-Esmeraldas débute.
1972
15 février - Le "Carnavalazo": Velasco Ibarra est exilé et démis de ses fonctions par l’Armée. Le Général Guillermo Rodríguez Lara reprend la fonction de Président.
Promulgation de la Loi des Hydrocarbures.
1er août – L’exportation de pétrole par le pipeline Balao-Esmeraldas est entamée.
L’Équateur rembourse la dette contractée envers les Anglais durant la Guerre d’Indépendance. La Loi des Eaux est décrétée.
1973
Juin – L’Équateur adhère à l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP). La seconde Loi de Réforme agraire entre en vigueur. L’Archipel de Colomb (Galápagos) est à nouveau reconnu en tant que province.
1974
Recensement indiquant que l’Équateur compte 6 500 845 habitants.
1975
31 août - Le Général Raúl González Alvear dirige une tentative de rébellion à Quito ayant l’intention de renverser le Général Rodríguez Lara. La révolte (mieux connue en Équateur sous le nom de "La Funeraria") est réprimée, se soldant par la mort de 17 soldats et 80 blessés. Une grève générale éclate dans le pays contre le Gouvernement de Rodríguez Lara.
1976
11 janvier – Le général Rodríguez Lara est contraint de renoncer à ses fonctions.
12 janvier – Un Conseil suprême de Gouvernement est en charge du pouvoir. Il est composé du vice-amiral Alfredo Poveda Burbano et des généraux Guillermo Durán Arcentales et Luis Leoro Franco.
Le Conseil suprême crée trois commissions afin d’élaborer : un projet de nouvelle Constitution, un projet de réformes de la Constitution de 1945, de la Loi des Élections et des Partis politiques, et du Statut pour un Referendum.
1977
L’activité de la raffinerie de pétrole à Esmeraldas débute.
La Loi de Colonisation entre en application sur les territoires de l’Est.
18 octobre – Grève des travailleurs du secteur sucrier (entreprise étatique dans le département de Cañar).
1978
15 janvier - Un Referendum établit les bases d’une nouvelle Constitution.
16 juillet – Les élections présidentielles débutent (par vote populaire) conformément aux nouvelles normes.
Jaime Roldós Aguilera et Sixto Durán-Ballén remportent le premier tour des élections.
29 novembre – Le leader du Front Radical Alfariste et critique des militaires, Abdón Calderón Muñoz, est blessé par balles à Guayaquil et meurt de ses blessures quelques jours plus tard à Miami, Floride.
Création de la Flotte maritime nationale pour le transport de pétrole.
1979
15 janvier – La XVIIIe Constitution est dressée à Quito, approuvée par référendum le 15 janvier 1978.
10 août - Jaime Roldós Aguilera remplit la fonction de Président Constitutionnel, assisté du vice-président Osvaldo Hurtado Larrea.
On institue le paiement du quinzième salaire pour les employés. La journée normale de travail est limitée à 40 heures par semaine à partir du mois d’octobre 1980.
1981
4 février – À Washington un arrêt des hostilités est conclu entre l’Équateur et le Pérou après les nombreux conflits armés qui ont eu lieu à Paquisha (Cordillère du Cóndor) ayant causé la mort de dizaines de personnes.
24 mai - Le Président Roldós décède dans un accident aérien à proximité du fleuve Huayrapungo. Le vice-président Osvaldo Hurtado Larrea exerce la fonction de Président Constitutionnel.
9 décembre – Grève nationale.
1982
Mars – Les États-Unis demandent au Gouvernement de l’Équateur l’autorisation pour installer une base militaire aux Galápagos, mais ne l’obtient pas.
22-23 septembre - Cinquième Grève Nationale.
Le Gouvernement réduit les subventions sur l’essence et le blé.
Octobre – Après les graves émeutes qui se sont élevées contre l’augmentation des prix à la consommation, le Gouvernement décrète l’état d’urgence nationale et impose un couvre-feu durant cinq jours.
Décembre –De graves inondations ont frappé le pays.
1983
Mars – Grève Nationale.
1984
29 janvier –León Febres-Cordero et Rodrigo Borja remportent le premier tour des élections.
10 août - León Febres-Cordero Rivadeneira devient Président Constitutionnel. Blasco Peñaherrera Padilla est le vice-président.
Grève nationale du Front uni des travailleurs.
1985
Grève nationale pendant deux jours.
1986
7 mars – Alléguant des motifs étiques, le Général Frank Vargas ainsi que d’autres membres des Forces armées s’insurgent contre le Gouvernement à la Base aérienne de Manta. Febres-Cordero et Vargas parviennent à un accord.
13 mars – Accusant Febres-Cordero de ne pas respecter l’accord de Manta, Vargas lance une autre révolte à la Base aérienne de Quito.
14 mars – Sous l’ordre de Febres-Cordero, des troupes de l’Armée encerclent la base et répriment le soulèvement. Le Général Vargas est arrêté.
Août – Des soldats des Etats-Unis arrivent en Équateur afin de construire une route à Manabí.
Septembre – Grève nationale de travailleurs.
León Febres-Cordero ignore l’amnistie accordée par le Congrès au Général Frank Vargas.
1987
16 janvier – Des Commandos de la Force aérienne séquestrent le président Febres-Cordero à la Base aérienne de Taura. Les commandos rendent la liberté au président Vargas et obtiennent la promesse de ne pas être condamnés, après l’avoir menacé de mort.
Janvier - Le Congrès exige de Febres-Cordero qu’il renonce. Le Président dissout les Forces spéciales aériennes et ordonne la mise en accusation de 30 de ses membres.
5 mars – Des séismes détruisent une grande partie du pipeline.
Avril – Des troupes d’ingénieurs militaires américains construisent une route dans la zone touchée par le tremblement de terre et viennent en aide aux victimes.
Novembre – Sur demande du Congrès, les troupes américaines abandonnent l’Équateur.
1988
31 janvier - Rodrigo Borja et Abdalá Bucaram remportent le premier tour des élections présidentielles.
10 août - Rodrigo Borja Cevallos devient Président Constitutionnel. Luis Parodi Valverde est le vice-président.
1 décembre - Le Président Borja invoque la Loi de Grâce et commune des peines aux commandos qui ont séquestré le Président Febres-Cordero à Taura.
Febres-Cordero est accusé d’avoir utilisé des fonds de la Banque centrale pour un groupe paramilitaire.
1989
Janvier – Les leaders du groupe révolutionnaire "Afaro vive" arrivent à un accord avec le Gouvernement et déposent les armes.
17 décembre – Le Président du Pérou, Alan García, effectue un voyage en Équateur à l’occasion de la Réunion des Galápagos.
1990
Janvier – La Cour Suprême de Justice délivre un mandat d’arrêt contre León Febres-Cordero, accusé de détournement de fonds publics.
Avril - 6.000 hectares situées près de la rivière Napo sont délivrées à 12 communautés huaoranis.
29 mai – Les Indigènes envahissent l’Église de Santo Domingo située à Quito, et ce de manière pacifique afin de parvenir à une solution concernant les conflits des titres de propriétés.
4 juin – Soulèvement indigène dans la région de la Sierra concernant les titres de propriété.
Août - León Febres-Cordero est déclaré innocent.
Novembre- L’Église catholique propose de conférer des terres aux indigènes en échange de l’achat de dix millions de dollars de dette externe de l’Équateur.
1992
9 janvier - Alberto Fujimori, le Président du Pérou, visite Quito afin de reprendre les pourparlers de paix avec le Président Rodrigo Borja qui avaient débuté le 3 décembre, lors de la réunion de Cartagena, au sujet du conflit frontalier.
Mai - Sixto Durán-Ballén et Jaime Nebot Saadi remportent de manière triomphante le premier tour les élections présidentielles.
10 août - Sixto Durán-Ballén Córdovez, né aux États-Unis, assume le pouvoir en tant que Président Constitutionnel. Alberto Dahik Garzozzi est le vice-président.
18 décembre – Le Président du Pérou, Alberto Fujimori, se rend à las Salinas pour participer à une visite informelle à Bahía de Caráquez avec le Président Durán-Ballén. Les problèmes territoriaux sont au cœur des débats.
1993
29 mars – La catastrophe de "La Josefina": plus de 30 millions de mètres carrés de la colline Tamuga s’effondrent et bouchent le débit des rivières Cuenca et Jadán (à la limite de Cañar et d’Azuay), isolant la plus grande centrale électrique du pays (Paute) ainsi que les villages situés sur la rive de Paute leur faisant courir un danger imminent.
30 avril – L’Armée ouvre une brèche dans l’obstruction de "La Josefina" à l’aide d’explosifs. Les eaux libérées détruisent alors partiellement les villes de Paute, Méndez, ainsi que d’autres villages.
26 mai – Le Front Uni des Travailleurs déclenche une deuxième grève contre la politique économique de Durán-Ballén depuis son entrée en fonction.
1995
Conflit armé à Cenepa (Cordillère du Condor) entre une patrouille péruvienne et une patrouille équatorienne.
31 janvier – L’Équateur et le Pérou parviennent à négocier un cesser le feu.
16 – 22 février – Les conflits reprennent et le groupe d’observateurs militaires des pays garants du Protocole de Rio de Janeiro quittent la zone de combat.
28 février – L’Équateur et le Pérou ratifient la "Déclaration de Montevideo", ce qui renforce le processus de paix et le cesser le feu immédiat approuvé par la Déclaration de Paix d’Itamaratí du 17 février.
27 mars – Les deux troupes se retirent. Le conflit se solde par la mort de 31 soldats équatoriens et de nombre de péruviens. Par ailleurs, le Pérou et l’Équateur ont perdu respectivement 9 et 2 avions.
12 octobre - Le vice-président Alberto Dahik est accusé de détournement de fonds réservés. La vice-présidente démissionne et fuit vers le Costa Rica après que le président de la Cour Suprême ait émit un mandat d’arrêt préventif à son égard.
19 octobre - Eduardo Peña Triviño accepte la vice-présidence.
1996
Mai - Abdalá Bucaram y Jaime Nebot Saadi remportent le premier tour des élections présidentielles.
10 août - Abdalá Bucaram Ortiz remplit les fonctions de Président Constitutionnel. Rosalía Arteaga Serrano est la première femme à occuper le poste de vice-présidente de la République.
1997
6 février - Le Congrès, en session extraordinaire, destitue Bucaram pour son incapacité à gouverner, déclare que le poste de président est vacant, et désigne par majorité simple Fabián Alarcón Rivera, Président du Congrès, comme Président intérimaire de la République. Néanmoins, Bucaram n’est pas au fait de la décision du Congrès.
7 février - La vice-presidente Rosalía Arteaga Serrano s’autoproclame elle-même Presidente. Le Président Bucaram abandonne le Palais Carondelet et part pour Guayaquil, trois personnes réclament alors la présidence.
8 février - Les Forces Armés cessent de soutenir Bucaram.
9 février – À la demande de Alarcón, le Congrès ne mène pas à bien la désignation de ce dernier comme Président intérimaire de la République. Le Congrès désigne alors temporairement Rosalía Arteaga Serrano et Alarcón assume à nouveau la Présidence au Congrès.
11 février – L’ex-président Bucaram quitte Guayaquil pour s’exiler au Panamá. Fabián Alarcón Rivera est élu Président intérimaire de la République en remportant deux tiers des votes au Congrès et en entrant en fonction le jour même. Les Forces Armées reconnaissent Alarcón et Rosalía Arteaga assume à nouveau le poste de vice-présidente.
8 mai - 17 députés sont renvoyés du Congrès pour leur implication présumée dans des opérations de détournement de fonds publics.
25 mai – Un référendum est célébré et il en ressort que 74% de la population soutient la destitution de Bucaram. Par ailleurs, le président intérimaire entre en fonction.
Le phénomène climatique appelé "El Niño" provoque de grandes inondations au niveau des côtes détruisant maisons, routes et ponts.
1998
12 juillet - Jamil Mahuad, le maire de Quito, remporte haut la main les élections présidentielles.
4 août – Tremblement de terre à Bahía.
10 août - Une Assemblée constituante dresse la XIXe Constitution à Quito, grâce à laquelle le président entrerait en fonction en janvier, à compter de l’année 2003.
10 août - Jamil Mahuad Witt endosse la fonction de Président Constitutionnel. Gustavo Noboa devient le vice-président.
26 octobre – Grâce aux Accords de Brasilia, l’Équateur et le Pérou mettent fin à leurs différends en acceptant de fixer une frontière s’étendant sur environ 78 kilomètres conformément à un rapport émit par les Garants de la déclaration de Rio de Janeiro et qui avait été accepté au préalable par les Congrès de l’Équateur et du Pérou. C’est ainsi que s’est tracée la frontière sur les sommets de la Cordillère du Condor. Le Pérou céda à l’Équateur un kilomètre carré, où se situe Tiwintza (et où sont enterrés 14 soldats équatoriens), sans lui en accorder la souveraineté. Des accords de Commerce et de Navigation, d’intégration frontalière et d’établissement d’une commission binationale basée sur des Mesures de Confiance Mutuelle et de Sécurité ont également été signés. Grâce à l’accord de navigation, l’Équateur jouit du libre passage dans les affluents de l’Amazone.
9 décembre - Le Président Mahuad signe les accords de Commerce et de Navigation Frontalière avec le Pérou.
Décembre - Le Congrès crée l’Agence de dépôt de garantie (AGD); l’État assure sans limites les dépôts bancaires.
1999
17 février - À Quito, le député d’Esmeraldas, Jaime Hurtado González (partisan du Mouvement populaire démocratique) ainsi que deux de ses accompagnateurs sont assassinés par balles. Le coupable n’est pas identifié.
8-12 mars – Les banques privées ferment leurs portes entre le 8 et le 12 mars sous l’ordre de la Surintendance des Banques afin d’éviter une chute des devises étrangères et l’insolvabilité du système bancaire. Les comptes bancaires sont congelés. Plus de 50% du système bancaire est administré par l’État (AGD). Nombre de grèves de protestations s’organisent contre la politique économique du gouvernement, le pays est alors paralysé. Les volcans "Guagua", Pichincha y Tungurahua protègent les habitants de ces provinces contre une grande catastrophe.
2000
9 janvier - Mahuad annonce son intention de "dollariser" l’économie. On maintient provisoirement le sucre comme monnaie supplémentaire fixée à 25.000 sucres par dollar américain.
21 janvier - Antonio Vargas Huatatoca (le leader de la Confédération des Nationalités Indigènes de l’Équateur), le Colonel Lucio Gutiérrez et Carlos Solórzano Constantine (l’ex-président de la Court Suprême de Justice), épaulés par des milliers d’indigènes et des centaines d’officiers de l’Armée et de la Police, autoproclament une « Junte de Salut National » et détrônent le président Mahuad.
Le Coup d’État ayant été un succès, le général Carlos Mendoza Poveda (ministre de la Défense de Mahuad) remplace le colonel Gutiérrez à la Junte. Le Haut Commandement des Forces Armés déclare ne pas connaître la Junte présidée par le général Mendoza.
22 janvier – Le pouvoir passe entre les mains du vice-président Gustavo Noboa Bejarano.
26 janvier - Le Congrès nomme Gustavo Noboa Bejarano comme Président Constitutionnel et seulement quelques jours plus tard, Pedro Pinto Rubianes est nommé vice-président. Noboa décide de poursuivre la "dollarisation" de l’économie.
2001
L’exode de la main-d’oeuvre (équatoriens travaillant dans un autre pays) devient l’une des sources les plus importantes de devises étrangères.
On envisage la vente des entreprises électriques.
2 février - Noboa décrète l’état d’urgence en réponse à la rupture du dialogue avec les dirigeants du soulèvement indigène à l’égard des mesures économiques. Les Indigènes bloquent les routes de Cuenca, Riobamba, Ambato, Cayambe, entre autres. Par conséquent, le transport interprovincial à la montagne est paralysé.
5 février – Les affrontements armés à Tena y Ambato (où les militaires ont agit en réponse aux coups de feu des indigènes) se soldent par la mort de trois paysans et causent plus de 80 blessés (dont 9 militaires).
7 février – Les Indigènes parviennent à passer un accord avec le gouvernement afin de réduire le prix des carburants et du transport urbain. C’est ainsi que le soulèvement indigène s’achève.
2002
3 novembre - Le volcan Reventador a fait éruption après 29 d’inactivité.
20 novembre – Conflit militaire à Riobamba se solde par la mort d’environ 10 personnes et fait des centaines de blessés.
29 novembre - Fidel Castro et Hugo Chávez, Présidents de Cuba et du Venezuela, respectivement, visitent l’Équateur.
2003
15 janvier - Le Colonel (Ret.) Lucio Gutiérrez Borbúa (ayant participé au coup d’État de l’année 2000) entre en fonction en tant que Président Constitutionnel. Alfredo Palacio est le vice-président.
2005
20 avril - Alfredo Palacio, jusqu’à présent vice-président de l’Équateur, est devenu le huitième Président du pays en moins de dix ans, après la destitution de Lucio Gutiérrez par le Parlement du pays.
Quelques minutes après avoir compris que les Forces Armées avaient retiré leur appui à Lucio Gutiérrez, le docteur Alfredo Palacio González prend possession de la présidence devant une majorité de députés réunis dans les installations de CIESPAL.
La député Cyntia Viteri, en qualité de Présidente du Congrès, fut chargée prêter serment au docteur Alfredo Palacio.
2007
Election de Rafael COREA
